Dans cette édition
- Deux textes pour un journalLes règles des deux sections et nos cibles de mots
- Section A · La suite de l'articleLa méthode en quatre temps et cinq articles modèles
- Section B · La lettre au journalLa lettre en six temps et cinq lettres modèles
- Relire comme un secrétaire de rédactionLa relecture par type de faute et les formules de la lettre
Les débuts d'articles et les affirmations des modèles sont écrits par Talk French Canada dans le style de l'examen. Ce ne sont pas de vrais sujets d'examen.
Deux textes pour un journal
L'expression écrite du TEF Canada dure 60 minutes et comporte deux sections. Dans les deux, vous écrivez pour la presse : d'abord comme journaliste, ensuite comme lecteur qui répond au journal.
- 1Section A · environ 25 minutes
On vous donne le début d'un article de presse. Vous écrivez la suite : 80 mots minimum. - 2Section B · environ 35 minutes
On vous donne une affirmation tirée d'un journal. Vous écrivez une lettre au journal pour dire ce que vous en pensez, en développant au moins 3 arguments : 200 mots minimum.
Deux minimums, aucun maximum
Contrairement au TCF, le TEF fixe un nombre minimum de mots, pas de fourchette. En dessous, votre texte est incomplet. Au-dessus, ce n'est pas interdit, mais chaque mot en plus est une occasion de faute et du temps pris à l'autre section.
Notre conseil : visez 100 à 130 mots en section A et 220 à 260 mots en section B.
- En section A, vous êtes journaliste : troisième personne, ton neutre, pas d'opinion.
- En section B, vous êtes lecteur : première personne, une opinion claire et argumentée.
- Inverser les deux rôles est l'erreur la plus fréquente.
Écrire la suite de l'article
Le sujet vous donne le titre et les premières lignes d'un fait divers. Votre suite doit pouvoir être imprimée dans le même journal, juste en dessous : mêmes personnes, mêmes faits, même ton. Le correcteur vérifie que votre texte continue l'histoire de façon logique et qu'il ressemble à un vrai article.
Moi, j'adore la musique classique et je trouve que c'est une très bonne idée. Dans mon pays, il n'y a pas de piano dans le métro. Je pense que toutes les villes devraient faire la même chose parce que la musique rend les gens heureux.
Ce n'est plus un article : « je », une opinion, des souvenirs personnels. L'histoire du piano n'avance pas.
La suite en quatre temps
- 1Relire le début
Notez qui, quoi, où, quand. Votre suite ne doit contredire aucun de ces faits. - 2Raconter la suite immédiate
Que s'est-il passé ensuite ? Qui a fait quoi ? - 3Ajouter détails et réactions
Une précision chiffrée, un témoin, une phrase entre guillemets. - 4Terminer par une chute
La conséquence, la suite prévue, ce qui reste à savoir.
Le vocabulaire du journaliste
| Rapporter | a déclaré · a expliqué · a confié · a précisé · selon un témoin, … |
| Rester prudent | l'incendie aurait été causé par… · selon les premières informations, … |
| Situer | dès les premières minutes · peu à peu · quelques heures plus tard · désormais |
| Conclure | reste à savoir si… · d'autres … pourraient suivre · l'enquête se poursuit |
Le conditionnel (« aurait été », « pourraient ») est le réflexe du journaliste pour une information qui n'est pas encore confirmée. L'utiliser montre que vous maîtrisez le genre.
Cinq articles modèles
Un piano en libre accès dans le métro
Mercredi matin, les usagers du métro ont eu une surprise : un piano à queue avait été installé au milieu de la station Berri-UQAM, avec une simple pancarte « Jouez-moi ».
- La première phrase explique qui a installé le piano et pourquoi : la question que tout lecteur se pose.
- Les marqueurs de temps (« Dès les premières minutes », « Peu à peu ») font avancer la scène.
- Un témoignage entre guillemets, puis une chute au conditionnel : la structure d'un vrai article.
Une épicière déclare la guerre aux sacs plastiques
Une jeune entrepreneure de Sherbrooke a décidé de remplacer tous les sacs plastiques de son épicerie par des sacs en tissu, fabriqués par des bénévoles du quartier.
- Le texte remonte d'abord à l'origine de l'idée : une façon naturelle de continuer un portrait.
- Un chiffre précis (« Plus de 1 500 sacs ») rend l'article crédible.
- La chute élargit l'histoire à d'autres commerces : le lecteur comprend que l'initiative fait école.
La suite dans l'e-book : trois autres articles modèles, puis la section B complète avec cinq lettres modèles.
- Mon texte continue l'histoire sans contredire le début.
- Troisième personne et ton neutre, du début à la fin : pas de « je », pas d'opinion.
- Au moins un témoignage ou un détail précis.
- Une chute : conséquence, suite prévue ou question ouverte.
- 80 mots minimum, idéalement 100 à 130.